{"id":8838,"date":"2023-07-28T08:43:01","date_gmt":"2023-07-28T06:43:01","guid":{"rendered":"https:\/\/sfgeneva.org\/?p=8838"},"modified":"2024-03-18T16:12:36","modified_gmt":"2024-03-18T15:12:36","slug":"interview-du-mois-marie-laure-schaufelberger-une-nouvelle-vision-de-la-croissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sfgeneva.org\/fr\/interview-du-mois-marie-laure-schaufelberger-une-nouvelle-vision-de-la-croissance\/","title":{"rendered":"Interview du Mois : Marie-Laure Schaufelberger &#8211; &#8220;Une nouvelle vision de la croissance&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Ce mois-ci, Anne Barrat du journal Le Temps s&#8217;est entretenue avec notre pr\u00e9sidente, Marie-Laure Schaufelberger, au sujet de sa nouvelle vision de la croissance. Cette vision est ax\u00e9e sur une transition vers une \u00e9conomie d\u00e9carbon\u00e9e et juste, dans le but de contribuer au bien-\u00eatre de tous les habitants de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>&#8211;<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La durabilit\u00e9 ne doit pas \u00eatre myope, elle ne d\u00e9pend pas que du changement climatique. C\u2019est la conviction de la responsable de la durabilit\u00e9 du groupe Pictet, qui veut replacer l\u2019homme et son histoire au coeur du plus grand d\u00e9fi contemporain. Toutes les normes encadrant les activit\u00e9s humaines pour r\u00e9duire leur impact destructeur ne seront efficaces que si les populations y voient leur int\u00e9r\u00eat. Pour la pr\u00e9sidente de Sustainable Finance Geneva, toutes les parties prenantes, dont la finance, doivent repenser la place de l\u2019humain dans leur mobilisation pour ne pas d\u00e9passer les limites plan\u00e9taires.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Pourquoi le concept de \u00ablimites plan\u00e9taires \u00bb vous tient-il \u00e0 coeur?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la grande majorit\u00e9 des discussions ont tourn\u00e9 autour du changement climatique. La communaut\u00e9 financi\u00e8re et les investisseurs se sont empar\u00e9s du sujet, c\u2019est ungrand progr\u00e8s. Mais il reste une myopie sur la dimension environnementalequi ne regarde pas la dimension sociale. Le climat est une des conditions pour vivre bien sur cette plan\u00e8te, mais ce n\u2019est pas la seule. Il y a aussi des limites plan\u00e9taires qui sont en lien direct avec l\u2019activit\u00e9 humaine. Si nos activit\u00e9s vont au-del\u00e0 de ces limites, en abusant de l\u2019eau et des sols, en mena\u00e7ant la biodiversit\u00e9, in fine nous nous mettons nous-m\u00eames en danger. Il y va de la survie de nos soci\u00e9t\u00e9s humaines, de nos \u00e9conomies, de nos constructions sociales. Les syst\u00e8mes naturels sont sous pression. Tant et si bien que ces services \u00e9cosyst\u00e9miques, qui nous \u00e9taient auparavant \u00abofferts\u00bb gratuitement par la plan\u00e8te (filtration de l\u2019air, traitement naturel des eaux, etc.) vont devenir payants. L\u2019homme a acquis une telle influence sur la biosph\u00e8re qu\u2019il en est devenu l\u2019acteur central. C\u2019est ce que l\u2019on appelle l\u2019anthropoc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Est-ce \u00e0 dire qu\u2019il y a une trop grande polarisation sur le climat?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La question du climat est cruciale, et je me r\u00e9jouis des r\u00e9sultats de la votation du 18 juin, qui va dans le bon sens. Mais elle ne doit pas \u00e9vincer toutes les autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>La finance s\u2019int\u00e9resse-t-elle trop au climat au d\u00e9triment du reste?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">A l\u2019instar de la soci\u00e9t\u00e9, la finance s\u2019est longtemps concentr\u00e9e sur l\u2019\u00e9conomie au d\u00e9triment des questions environnementales et soci\u00e9tales. Il a fallu que ces derni\u00e8res deviennent financi\u00e8rement mat\u00e9rielles pour qu\u2019il y ait une vraie prise de conscience de leur importance. Autrement dit, qu\u2019elles augmentent les risques. C\u2019est la force du risque qui a contraint le financier \u00e0 aborder les questions du changement climatique, de l\u2019eau, etc. il y a une bonne dizaine d\u2019ann\u00e9es. Il a identifi\u00e9 de nouveaux facteurs de risques qui mena\u00e7aient la maximisation du rendement de ses investissements sur le long terme. C\u2019est ainsi qu\u2019aujourd\u2019hui plus de 80% de gestionnaires europ\u00e9ens int\u00e8grent les dimensions ESG. C\u2019est moins le cas aux Etats-Unis, l\u2019Asie s\u2019y int\u00e9resse de plus en plus. L\u2019accent est d\u00e9sormais mis sur l\u2019impact de l\u2019investissement: comment la d\u00e9cision d\u2019engager des fonds dans une entreprise plut\u00f4t qu\u2019une autre a-t-elle un impact social et environnemental donn\u00e9? On est pass\u00e9 du risque \u00e0 l\u2019impact, ce n\u2019est pas la m\u00eame chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Quelle est la diff\u00e9rence?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Avec l\u2019approche ESG, il s\u2019agit de mesurer les risques. La finance a appris \u00e0 le faire et approfondi ses connaissances sur ces facteurs de jour en jour. Aujourd\u2019hui, elle s\u2019int\u00e9resse davantage aux effets r\u00e9els des opportunit\u00e9s d\u2019investissement. Dans la premi\u00e8re phase, celle de la mont\u00e9e en puissance des crit\u00e8res ESG, le para\u00eetre, le marketing, occupaient une place importante dans la durabilit\u00e9. ESG et durabilit\u00e9, c\u2019\u00e9tait la m\u00eame chose. Or, ce n\u2019est pas le cas. Tenir compte des crit\u00e8res ESG, c\u2019est-\u00e0-dire g\u00e9rer les risques environnementaux, soci\u00e9taux et de gouvernance, est une condition n\u00e9cessaire mais pas suffisante pour assurer la durabilit\u00e9 de nos soci\u00e9t\u00e9s et la sant\u00e9 de notre plan\u00e8te. Cette confusion a aussi conduit \u00e0 de l\u2019\u00e9coblanchiment: les clients d\u00e9siraient que leurs investissements aient un impact tangible, on leur vendait un produit ESG. Il est essentiel d\u2019\u00eatre clair sur la diff\u00e9rence. Un fonds ESG n\u2019a pas n\u00e9cessairement un impact particulier. Ne pas distinguer les deux am\u00e8ne \u00e0 des aberrations. Les progr\u00e8s de la r\u00e9glementation mettent progressivement un cadre n\u00e9cessaire \u00e0 cette \u00abfinance durable\u00bb pour prot\u00e9ger les investisseurs, surtout en Europe, plus avanc\u00e9e en la mati\u00e8re, et dans le reste du monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>M\u00eame aux Etats-Unis?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Il y a une v\u00e9ritable polarisation de la science outre-Atlantique. C\u2019est une question qui, \u00e0 l\u2019aube d\u2019\u00e9lections, est utilis\u00e9e comme outil \u00e9lectoral. Les gros investisseurs institutionnels, aussi bien sur la c\u00f4te est qu\u2019en Californie, sont tr\u00e8s soucieux de l\u2019impact de leurs engagements sur la r\u00e9duction des risques climatiques, et cherchent des partenaires financiers qui g\u00e8rent de mani\u00e8re transparente des opportunit\u00e9s dans la transition \u00e9cologique. Ils prennent tr\u00e8s au s\u00e9rieux les probl\u00e8mes de l\u2019eau, de la chaleur dans l\u2019atmosph\u00e8re, de la d\u00e9forestation\u2026 Autant de probl\u00e8mes qui les touchent de tr\u00e8s pr\u00e8s. Un exemple tr\u00e8s frappant: lorsque des incendies ont d\u00e9vast\u00e9 des hectares de for\u00eat au Canada il y a quelques semaines, les t\u00e9l\u00e9visions am\u00e9ricaines ne montraient que des images de New York envelopp\u00e9e d\u2019un voile orang\u00e9 de fines particules li\u00e9es aux fum\u00e9es de ces feux. Ce sont des investisseurs de long terme, ils voient tr\u00e8s bien les d\u00e9fis majeurs que pose d\u00e9j\u00e0 une temp\u00e9rature plan\u00e9taire \u00e0 1,2 \u00b0C de plus que pendant la p\u00e9riode pr\u00e9industrielle et veulent \u00e0 tout prix \u00e9viter le sc\u00e9nario de plus 2,4 \u00b0C qui s\u2019\u00e9crit sous leurs yeux. La plupart d\u2019entre eux en tout cas.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Pas tous les investisseurs?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Les caisses de pension au Texas, un Etat qui produit 42% du p\u00e9trole am\u00e9ricain, sont beaucoup plus r\u00e9ticentes \u00e0 renoncer aux investissements bruns. Leur attitude, qui s\u2019explique ais\u00e9ment, refl\u00e8te un ph\u00e9nom\u00e8ne qui va prendre beaucoup d\u2019ampleur ces cinq prochaines ann\u00e9es: celui de la transition juste.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>La transition juste, qu\u2019est-ce que c\u2019est?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">C\u2019est le fait que des populations puissent continuer \u00e0 bien vivre et se d\u00e9velopper tout en r\u00e9duisant leur impact destructeur sur la nature. Il faut donc qu\u2019elles trouvent des solutions de remplacement. Il est r\u00e9v\u00e9lateur que dans des pays ou des r\u00e9gions o\u00f9 les habitants d\u00e9pendent hautement d\u2019une ou plusieurs mati\u00e8res premi\u00e8res, ceux-ci soient hostiles \u00e0 renoncer \u00e0 leur gagne-pain. Ils ont les yeux riv\u00e9s sur la fin du mois, la fin du monde leur semble loin. Rien de plus logique. Ce n\u2019est pas par m\u00e9chancet\u00e9, les gens ne d\u00e9truisent pas la nature, sur laquelle reposent plus de 50% de nos \u00e9conomies, par plaisir. Ils le font pour nourrir leur famille. Il faut par cons\u00e9quent leur fournir des produits, des sources d\u2019\u00e9nergie, etc., qui leur permettent de vivre cette transition. L\u2019humain doit \u00eatre au centre de cette transition juste. Il faut ajouter un H aux crit\u00e8res ESG: le h de l\u2019humain et de l\u2019histoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Cette transition juste signifie-t-elle une d\u00e9croissance?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Derri\u00e8re le sujet de la d\u00e9croissance, il y a en r\u00e9alit\u00e9 la question: est-il possible de d\u00e9coupler le maintien ou l\u2019augmentation du bien\u00eatre et la destruction de la plan\u00e8te? La r\u00e9ponse n\u2019est pas la m\u00eame dans les deux h\u00e9misph\u00e8res. Au Nord, l\u2019enjeu est de conserver un niveau de vie agr\u00e9able, d\u2019assurer la s\u00e9curit\u00e9 et l\u2019avenir de ses enfants. Seule une \u00e9volution de nos mod\u00e8les \u00e9conomique et financier peut nous permettre de combiner ces objectifs, fond\u00e9s sur une \u00e9conomie de march\u00e9 sociale centr\u00e9e sur l\u2019humain et sur le bien-\u00eatre plut\u00f4t que sur une croissance qui ne prend pas en compte la destruction de la nature. C\u2019est une des conclusions, que je partage, des d\u00e9bats qui ont eu lieu dans le cadre de la conf\u00e9rence Beyond Growth 2023 organis\u00e9e en mai dernier par des parlementaires europ\u00e9ens. Il s\u2019agit de mettre en place des politiques qui assurent une prosp\u00e9rit\u00e9 durable en Europe en int\u00e9grant syst\u00e9matiquement la durabilit\u00e9 \u00e9conomique, sociale et environnementale. Cela passe par une nouvelle vision de la croissance, peut-\u00eatre moins de croissance, mais en tout cas diff\u00e9rente.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Et au Sud?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Au Sud, en revanche, le bien-\u00eatre est plus souvent un but qu\u2019un acquis. Il serait insens\u00e9 de restreindre la course au d\u00e9veloppement de pays qui n\u2019ont pas d\u2019infrastructures hospitali\u00e8res, routi\u00e8res, etc. Ils doivent pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier du capital que l\u2019Occident a r\u00e9ussi \u00e0 accumuler gr\u00e2ce \u00e0 son d\u00e9veloppement industriel fond\u00e9 sur les \u00e9nergies fossiles. Ils doivent obtenir les moyens de se d\u00e9velopper de fa\u00e7on verte et faire face aux cons\u00e9quences du changement climatique qu\u2019ils vivent d\u00e9j\u00e0 de pr\u00e8s aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Les investisseurs sont-ils pr\u00eats \u00e0 redistribuer leur capital pour financer une croissance vertueuse du Sud?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Tant les acteurs publics que priv\u00e9s ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 le faire. Les r\u00e9gions du Sud abritent aujourd\u2019hui une grande partie du patrimoine naturelle restant de la plan\u00e8te. L\u2019Indon\u00e9sie, le Br\u00e9sil et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo repr\u00e9sentent plus de 50% des for\u00eats de la plan\u00e8te. Il faut trouver des m\u00e9canismes pour les pr\u00e9server et les r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer. Si nous ne parvenons pas \u00e0 r\u00e9duire le d\u00e9s\u00e9quilibre entre le Nord et le Sud, nous ferons face \u00e0 un probl\u00e8me d\u2019immigration ing\u00e9rable. Nous avons tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 mobiliser des capitaux pour favoriser un d\u00e9veloppement durable, \u00e9conomique et social de r\u00e9gions enti\u00e8res. Cette transition est \u00e9galement une opportunit\u00e9 d\u2019innover en respectant les limites plan\u00e9taires dont nous d\u00e9pendons tous, et donc d\u2019accro\u00eetre le bien-\u00eatre. D\u2019autre part, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration arrive, qui modifie ses comportements alimentaires, sa consommation, ax\u00e9e sur le num\u00e9rique. Elle est pr\u00eate \u00e0 troquer des biens pour plus de bien-\u00eatre, du rendement pour plus de justice sociale. Il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable d\u00e9croissance mat\u00e9rielle. Elle cautionne une \u00e9conomie plus efficiente, un red\u00e9ploiement du capital l\u00e0 o\u00f9 il est n\u00e9cessaire et ne va pas aujourd\u2019hui. Et ce sont les clients demain.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce mois-ci, Anne Barrat du journal Le Temps s&#8217;est entretenue avec notre pr\u00e9sidente, Marie-Laure Schaufelberger, au sujet de sa nouvelle vision de la croissance. 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